Dire ses sentiments… Ce n’est pas facile !

Une amie me répondait que c’était difficile pour elle de dire à quelqu’un ce qu’elle ressentait. En effet, elle avait du mal à verbaliser même pour elle-même, du mal à se livrer, à accepter de devenir dépendante des personnes qui reçoivent ses confidences mais aussi être prête à entendre les sentiments que l’autre veut bien partager en retour. Remarquons  qu’exprimer ses sentiments s’apprend tout petit. Au début c’est choses naturelle, le bébé pleure pour dire qu’il a besoin de quelque chose et en fonction de la réaction de ses parents face à son expression il va s’adapter. Si ses pleurs sont acceptés et qu’il sent l’amour inconditionnel de son père et de sa mère il se sentira en sécurité pur continuer « à parler ». A l’inverse si on le met tout seul dans sa chambre porte fermée il apprendra à se taire. Je recommande un excellent livre d’Aletha SOLTERS « pleurs et colères des enfants et des bébés  – une approche révolutionnaire» pour être plus à l’aise face aux pleurs de son nourrisson et savoir les entendre et les accompagner. Heureusement, même si nos pleurs n’ont pas été écoutés quand nous étions petits ou si nous n’avons pas écouter ceux de nos enfants, exprimer ses sentiments est toujours possible et si nous ne sommes pas à l’aise avec cette idée cela s’apprend. Par petite dose, par petite touche, doucement nous pouvons nous connecter avec nos sentiments, nos émotions  et apprendre à les identifier puis à les verbaliser. Sans cette mise en mot se seront des maux qui vont sortir de nous, le corps prend le relais des paroles non dites…. Apprendre...

Soi et le changement

Portia Nelson : autobiographie en 5 petits chapitres   Chapitre 1 ▪   Je marche dans la rue ▪   Il y a un grand trou dans le trottoir ▪   Je tombe dedans ▪   Je suis perdue, impuissante ▪   Ce n’est pas ma faute ▪   Il me faut une éternité pour en sortir   Chapitre 2 ▪   Je marche dans la même rue ▪   Il y a un grand trou dans le trottoir ▪   Je fais semblant de ne pas le voir ▪   Je retombe dedans ▪   Je n’arrive pas à croire que je suis au même endroit ▪   Mais ce n’est pas ma faute ▪   Il me faut encore longtemps pour en sortir   Chapitre 3 ▪   Je marche dans la même rue ▪   Il y a un grand trou dans le trottoir ▪   Je le vois bien ▪   Je tombe quand même dedans…c’est une habitude ▪   J’ai les yeux ouverts ▪   Je sais où je suis ▪   C’est ma faute ▪   J’en sors immédiatement   Chapitre 4 ▪   Je marche dans la même rue ▪   Il y a un grand trou dans le trottoir ▪   J’en fais le tour   Chapitre 5 Je prends une autre...

Comment faire pour que mon bébé arrête de pleurer ?

Je voudrais ici partager avec vous une expérience personnelle et la solution que j’ai trouvée et appliquée. Peut-être serait-elle un début de solution pour certains. Après la naissance de mon fils, je me suis sentie très démunie mon bébé pleurait beaucoup. Je vérifiais sa couche, qu’il n’avait pas faim, pas chaud, pas froid…..et ensuite j’inventais des solutions qui marchaient une journée et ne fonctionnaient plus le lendemain. Avec son père nous l’avons emmené plusieurs fois chez l’ostéopathe et heureusement il y a eu une très nette amélioration mais il pleurait toujours. Comment j’ai fait pour que bébé arrête de pleurer Un jour une amie m’a parlé du livre d’Aletha SOLTERS « pleurs et colères des enfants et des bébés  – une approche révolutionnaire», après la naissance je m’étais précipitée sur plusieurs livres sur le sujet pour trouver des explications et des solutions mais je n’étais pas tombé sur celui-là. Je me suis empressée de l’acheter et grâce au témoignage de mon amie qui avait pratiqué cette solution avec sa fille et je l’ai mise en pratique. Dans son livre, l’auteure nous dit que tout enfant a besoin de pleurer et d’être accompagné dans ses pleurs. Entendez par là besoin que vous soyez présent et totalement présent à lui à ce moment-là. Ne le laissez pas pleurer tout seul dans sa chambre, prenez le sur vos genoux et autorisez le à pleurer tout son saoul. Gardez le contact visuel avec lui tout le temps. La méthode est beaucoup mieux décrite dans le livre, vous en avez ici les lignes principales. Après avoir lu ce livre, j’ai parlé à mon fils qui...

Désir chez l’enfant et discipline des parents

Coaching de Vie en conversation avec Gérard Séverin psychanalyste. Comblé, l’enfant n’éprouve ni désir de révolte ni soif de découverte. Il reste dans le vide de l’insatisfaction, incapable d’exercer sa volonté propre. Inversement, trop d’interdits le rendront timoré, prisonnier de l’angoisse des adultes. Les limites doivent exister.  Le désir chez l’enfant et la discipline des parents En quoi est-ce important de ne pas combler un enfant ? Il me semble que l’on est plutôt dans le « tout faire » pour que les enfants soient heureux. L’espace de vie de notre enfant peut être comparé à un espace territorial, par exemple à une commune, à un arrondissement, à un département !…. Il a son territoire que nous allons respecter : c’est l’heure de « son » biberon, c’est l’heure de « sa » sieste, nous faisons alors silence autour de son lit etc… Ainsi, nous respectons les limites de son territoire. Cette attitude de son entourage peu à peu lui sera un modèle pour que les parents lui expliquent le pourquoi de leur action : « attends un peu, ton biberon n’est pas chaud ». « Patiente pour manger nous ne sommes pas tous installés à table ». « debout ! C’est l’heure de te prépare pour l’école » etc…. C’est ainsi que les parents lui indiquent son territoire avec ses limites et ses possibilités. Bien sûr l’enfant à certains moments se sent frustrés. Il ne veut pas des limites imposées, il ne voudra pas quitter ses jeux pour aller au lit ou pour faire ses devoirs. Son territoire, il le sent devient trop petit, trop étroit ! Parents…tenez bon ! Si vous écartez la coquille quand le poussin tente de naître, jamais il ne pourra vivre son...

Autorité et interdits.

Coaching de vie en conversation avec Gérard SÉVERIN psychanalyste.   Comment faire pour qu’un enfant obéisse ? Sachons, tout d’abord, que l’enfant a envie de se faire plaisir, et donc de vivre ses désirs. Il n’imagine pas les conséquences de ses envies sauf celui de satisfaire sa fringale de plaisir. Pour canaliser ses débordements, les journées des enfants peuvent être parsemées d’interdits : « ne touche pas au four ! », « ne mets pas tes doigts dans cette prise ! » ou encore « il faut aider ta mère/ton père » en bref de fais pas ci, fais pas ça. Les parents apparaissent alors souverains. Ils font la loi, ils sont donc tout-puissants. Peu à peu, l’enfant ne souhaitera qu’une chose : imiter en tous points ses parents tout-puissants et faire la loi comme eux ! Comment l’enfant en arrive-t-il là ? C’est que ses parents lui donnent des ordres sans explications. Plus les parents commandent sans justifier leurs ordres plus ils fabriquent des graines de tyran ou d’esclave. Exposer les motifs, expliquer les pourquoi des interdits est-ce suffisant ? Si un adulte expose les tenants et les aboutissants de ce qui est défendu, l’enfant comprendra les explications et ceci est très important voire essentiel. Les parents doivent justifier le pourquoi de leurs ordres. L’enfant a le droit de comprendre, il ne peut pas se construire sur le caprice de l’adulte. L’enfant a le droit d’avoir une idée claire sur les motifs des devoirs qu’on lui impose. « Touche pas à ce couteau ! » sans explication alors que vous êtes vous-même en train de vous en servir...